À partir du 1er octobre 2026, le montant maximum que l’Assurance maladie peut laisser à votre charge chaque année au titre des franchises médicales et des participations forfaitaires augmente. Le plafond global passe de 100 à 140 euros par an et par personne. Une évolution qui touche directement le budget santé des parents, sachant que les enfants de moins de 18 ans, eux, restent totalement exonérés.
L’essentiel
- Au 1er octobre 2026, le plafond annuel des franchises médicales passe de 50 à 70 euros, et celui des participations forfaitaires de 50 à 70 euros également.
- Au total, le reste à charge maximum sur l’année grimpe donc de 100 à 140 euros par personne.
- Les montants prélevés à chaque acte ne changent pas : c’est le cumul annuel maximum qui augmente.
- Les enfants de moins de 18 ans, les femmes enceintes et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire restent exonérés.
Ce qui augmente exactement
Deux dispositifs coexistent depuis des années pour laisser une petite part des dépenses de santé à la charge des assurés. Ce sont leurs plafonds annuels, et eux seuls, qui évoluent au 1er octobre 2026.
| Plafond annuel par personne | Jusqu’au 30 septembre 2026 | À partir du 1er octobre 2026 |
|---|---|---|
| Franchises médicales | 50 euros | 70 euros |
| Participations forfaitaires | 50 euros | 70 euros |
| Total maximum cumulé | 100 euros | 140 euros |
Ce qui ne change pas : les montants prélevés à chaque fois
Bonne nouvelle pour s’y retrouver : les sommes retenues acte par acte restent identiques. Seul le total que vous pouvez atteindre sur une année progresse.
- Franchise médicale : 1 euro par boîte de médicament, 1 euro par acte paramédical (dans la limite de 4 euros par jour) et 4 euros par transport sanitaire (dans la limite de 8 euros par jour).
- Participation forfaitaire : 2 euros par consultation ou acte réalisé par un médecin et par examen de biologie, dans la limite de 8 euros par jour pour un même professionnel.
Bon à savoir : franchise ou participation ?
La franchise médicale s’applique aux médicaments, aux actes des auxiliaires médicaux (infirmier, kiné…) et aux transports sanitaires. La participation forfaitaire, elle, concerne les consultations et les examens de biologie. Dans les deux cas, ces sommes ne sont ni remboursées par l’Assurance maladie ni, en principe, par votre complémentaire santé : elles restent à votre charge. Elles sont directement déduites de vos remboursements, sans démarche de votre part.
Qui n’est pas concerné
Plusieurs publics échappent totalement à ces prélèvements. C’est un point important pour les familles : la hausse ne pèse jamais sur les plus jeunes.
- Les enfants et jeunes de moins de 18 ans ;
- Les femmes enceintes, du 1er jour du 6e mois de grossesse jusqu’au 12e jour après l’accouchement ;
- Les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ;
- Les jeunes filles mineures pour les actes liés à la contraception.
Ce qu’il faut retenir pour votre budget
Concrètement, un adulte qui consomme beaucoup de soins sur une année pourra voir jusqu’à 40 euros de plus rester à sa charge par rapport à la règle actuelle. Vous n’avez aucune démarche à faire : le nouveau plafond s’applique automatiquement. Vous pouvez suivre le cumul déjà prélevé sur votre compte ameli, rubrique « Mes paiements ». À noter enfin : à partir du 1er janvier 2028, ces plafonds seront réévalués chaque année en fonction de l’inflation.
Cette hausse s’ajoute à d’autres évolutions récentes du budget des familles, comme la revalorisation de l’APL au 1er octobre ou le surcoût en cas de refus d’un médicament générique. Pour connaître le détail officiel et à jour, consultez la fiche dédiée sur service-public.gouv.fr ou votre espace personnel sur ameli.fr.
