Remplacer une vieille chaudière au gaz ou au fioul coûte cher, et beaucoup de familles y renoncent faute de trésorerie. Depuis le 1er octobre 2026, l’État a lancé une offre intégrée pour les pompes à chaleur destinée aux ménages aux revenus modestes qui habitent une maison individuelle. Le gouvernement estime le montant moyen de l’aide à près de 9 800 euros par ménage. Voici ce que cela change concrètement et comment en profiter.

L’essentiel
- Qui ? Les propriétaires d’une maison individuelle dont les revenus sont « modestes » ou « très modestes » (plafonds de l’Anah).
- Quoi ? Le remplacement d’un chauffage au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air/eau, via une offre clé en main.
- Combien ? Une aide moyenne estimée à 9 800 euros, financée par les certificats d’économies d’énergie.
- Depuis quand ? Le dispositif s’applique depuis le 1er octobre 2026.
- Où se renseigner ? Sur la plateforme publique « Électrifions la France » et sur France Rénov’.
En quoi consiste cette nouvelle offre ?
Plutôt qu’une simple prime versée après coup, l’État propose une offre « intégrée », c’est-à-dire un contrat tout compris signé avec un prestataire sélectionné. Ce contrat comprend l’installation de la pompe à chaleur, une électricité à prix fixe pendant 3 ans, une maintenance d’au moins 3 ans et un financement mensualisé du reste à charge. Objectif affiché : que la mensualité totale après travaux reste inférieure ou égale à votre dépense de chauffage actuelle.
| Élément | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|
| Aide | Offre intégrée financée par les certificats d’économies d’énergie (CEE) |
| Montant | Environ 9 800 euros en moyenne par ménage (estimation, variable selon le dossier) |
| Conditions | Maison individuelle, revenus modestes ou très modestes, remplacement d’un chauffage gaz ou fioul par une pompe à chaleur air/eau |
| Démarche | Choisir une offre parmi les prestataires retenus sur « Électrifions la France » et déposer sa demande auprès d’eux |
Qui peut en bénéficier ?
L’offre vise les propriétaires occupants d’une maison individuelle dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds « modestes » ou « très modestes » définis par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Ce revenu est lu sur l’avis d’imposition de l’année N-2. À titre d’exemple, pour un foyer de 3 personnes situé hors Île-de-France, le plafond « modeste » cité est de 39 148 euros de revenu fiscal de référence. Les plafonds augmentent avec le nombre de personnes du foyer : une famille avec deux enfants peut donc être concernée, à condition de vérifier son cas précis.
Bon à savoir
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont un mécanisme qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des travaux d’économie d’énergie chez les particuliers : c’est ce qui permet de réduire la facture. Attention : cette offre intégrée n’est pas cumulable avec MaPrimeRénov’ pour les mêmes travaux, et une étude préalable vérifie d’abord que votre logement est adapté à une pompe à chaleur.
Comment faire la demande ?
- Rendez-vous sur la plateforme publique « Électrifions la France » et consultez la liste des prestataires retenus.
- Comparez leurs offres : le modèle de pompe, le coût d’installation et les conditions varient d’un prestataire à l’autre.
- Déposez votre demande directement auprès du prestataire choisi, qui se charge du dossier et de l’installation.
Avant de vous engager, vérifiez votre éligibilité et les plafonds de revenus correspondant à votre foyer sur le service public de la rénovation, détaillé sur Service-Public.fr. Pour d’autres mesures qui pèsent sur le budget de votre logement cet automne, retrouvez nos articles sur la hausse du prix repère du gaz, sur la revalorisation des APL et sur la trêve hivernale 2026-2027.