Chaque automne, l’école consacre une journée à un sujet qui concerne de près les familles : le harcèlement entre élèves. En 2026, la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école aura lieu le jeudi 5 novembre, au retour des vacances de la Toussaint, selon le calendrier officiel publié au Bulletin officiel de l’Éducation nationale. Le phénomène touche environ un enfant sur dix : l’occasion de faire le point sur les dispositifs existants et sur ce que vous pouvez faire, en tant que parent, si votre enfant est concerné.
L’essentiel
- Quand : la journée nationale se tient le jeudi 5 novembre 2026 dans les écoles, collèges et lycées.
- Un numéro à retenir : le 3018, gratuit et confidentiel, pour les victimes, les témoins et les parents.
- À l’école : le programme pHARe organise prévention et prise en charge, du CP à la terminale.
- En cas de doute : parlez-en au professeur principal, au directeur ou au chef d’établissement, qui doivent agir.
Une journée pour libérer la parole
Instaurée pour sensibiliser l’ensemble de la communauté scolaire, cette journée est l’occasion d’ateliers, d’échanges en classe et de temps forts dans les établissements. L’objectif : rappeler que le harcèlement n’est jamais « un jeu » ou « une histoire entre enfants », et que chacun — victime comme témoin — peut et doit en parler. Pour les parents, c’est un bon moment pour ouvrir le dialogue à la maison, sans dramatiser, en demandant simplement comment se passent les relations à l’école ou dans le car.
Le programme pHARe, le cadre à l’école
Déployé dans les écoles et les établissements du second degré, le programme pHARe structure l’action contre le harcèlement autour de trois piliers. Des équipes ressources (enseignants, psychologues, infirmiers, conseillers principaux d’éducation) sont formées pour appliquer un protocole de prise en charge des situations signalées. Un volet de prévention prévoit une dizaine d’heures d’apprentissage par an, du CP à la terminale, centrées sur les relations entre élèves et les compétences psychosociales. Enfin, des élèves ambassadeurs sont formés au collège et au lycée pour relayer le message auprès de leurs camarades.
Bon à savoir : le 3018
Le 3018 est le numéro national contre le harcèlement et le cyberharcèlement. Gratuit, confidentiel et géré par l’association e-Enfance, il est devenu le numéro unique de signalement de toutes les violences visant les jeunes. Victimes, témoins mais aussi parents peuvent y trouver écoute et conseils, par téléphone ou via l’application 3018, qui permet aussi un tchat et la mise en relation avec des professionnels. Le numéro est communiqué aux familles à chaque rentrée.
Les signaux qui peuvent alerter
Aucun signe ne prouve à lui seul une situation de harcèlement, mais certains changements, surtout s’ils se cumulent et durent, méritent votre attention :
- un refus soudain ou répété d’aller à l’école, des maux de ventre ou de tête le matin ;
- des affaires régulièrement perdues, abîmées ou « oubliées » ;
- un repli, une tristesse, une irritabilité ou des troubles du sommeil inhabituels ;
- une baisse de résultats ou une perte d’intérêt pour des activités appréciées ;
- le fait d’éviter certains camarades, certains lieux ou les réseaux sociaux.
Que faire concrètement ?
| Étape | Ce qu’il est conseillé de faire |
|---|---|
| Écouter | Laisser l’enfant raconter sans minimiser ni dramatiser, le rassurer sur le fait qu’il a bien fait d’en parler. |
| Conserver des traces | En cas de cyberharcèlement, faire des captures d’écran des messages avant qu’ils ne disparaissent. |
| Alerter l’école | Contacter le professeur principal, le directeur ou le chef d’établissement, qui doivent déclencher le protocole. |
| Se faire aider | Appeler le 3018 pour être conseillé et, si besoin, accompagné dans les démarches. |
Le harcèlement a souvent des répercussions sur le moral : si votre enfant en souffre, un soutien psychologique peut l’aider. Nous avions recensé les numéros et lieux d’aide pour la santé mentale des jeunes. Le dialogue entre les familles et l’école reste par ailleurs un levier essentiel, comme le rappelle la charte Parents-École.
Pour aller plus loin, l’ensemble des ressources officielles est réuni sur le site Non au harcèlement du ministère de l’Éducation nationale, et sur le site de l’association e-Enfance, qui gère le 3018.
